Guadeloupe : Chronique sociale… Le combat continu ! — Philippe BELAIR

Octobre 2022 : « De quoi FIONA est-elle vraiment le nom ! »

FIONA est le nom du dernier phénomène cyclonique passée sur la Guadeloupe en Septembre 2022. Nous n’avons eu de cesse, depuis tantôt, d’interpeller les autorités politiques et sanitaires sur le caractère archipélagique mais, aussi, sur la dimension multirisque de la Guadeloupe. Notre organisation syndicale, en conséquence de quoi, s’interroge souvent sur des décisions technocratiques et idéologiques qui démontrent, de manière récurrente, qu’il y a un fossé entre la prospective politique et le factuel, le terrain.

Nous avons eu à subir des décisions complètement hors sol pour le COVID mais, en fait et en Guadeloupe, cette pratique existait déjà depuis fort longtemps pour les phénomènes naturels. Rappelons-nous l’époque où l’alerte graduée et bien calée dans le temps permettait à tous de vaquer et de préparer l’arrivée d’un cyclone. Nos grands-parents, eux, n’avaient droit qu’à un avertissement de dernière minute au son d’un tambourin. et à l’observation de la nature pour se préparer. De nos jours, et depuis une trentaine d’années environ, nous sommes tributaires de l’activité économique avant tout… L’argent, rien que l’argent et tant pis pour l’humain qui n’a qu’à se plier !

On a tendance, très précisément, à mettre sur le compte des changements climatiques pour certains ou sur la fin du monde pour d’autres, les phénomènes naturelles qui nous avertissent ou nous surprennent. Mais on oublie trop facilement qu’ils ne datent pas d’aujourd’hui mais de quatre milliards d’années au moins, c’est-à-dire l’âge de la terre. L’humanité est arrivé bien longtemps après et a dû s’adapter à son hôte, par la prière ou par sa compréhension progressive de ces phénomènes.

Il y a un courant, sans aucun doute noble de par ses intentions, qui semble désormais vouloir influencer toutes les politiques publiques jusqu’à l’idéologie capitaliste elle-même. L’écologie, promue sagement par René Dumont dans les années 1970, n’est pas l’objet de notre analyse ou d’une attaque frontale mais il n’en demeure pas moins qu’elle semble bien être d’une utilité certaine à un système capitaliste en perte de vitesse à tous les niveaux. C’est ainsi que la faute revient souvent au réchauffement climatique au point que les Allemands sont en train de regretter d’avoir laisser l’énergie nucléaire au profit du gaz Russe et des dites énergies vertes.

Loin de nous de remettre en question la…

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Auteur: Philippe BELAIR Le grand soir

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