Nombre d’automobilistes ont été confrontés à une station en rupture d’au moins un carburant ces dernières semaines. À l’approche d’un long week-end prolongé, des inquiétudes légitimes peuvent apparaître sur la disponibilité de l’essence, et surtout du gazole, à la veille de Pâques. Qu’en est-il réellement, alors que le conflit au Moyen-Orient, entré dans sa sixième semaine, perturbe toujours le marché mondial des hydrocarbures ?
Ces dernières heures, le gouvernement s’est voulu rassurant sur le sujet. En déplacement à Bordeaux, le Premier ministre a assuré qu’il n’y avait « pas de pénurie » dans le pays, ni de « crise de volume ». Ce vendredi, le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué sur TF1 « quelques difficultés très locales d’approvisionnement ». La veille la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon indiquait que « moins de 10 % des stations » avaient des « difficultés totales ou partielles », dont « une grande majorité » provenant du réseau TotalEnergies. Cette major a décidé de plafonner jusqu’au 7 avril le prix de l’essence à 1,99 euro par litre, et celui du diesel à 2,09 euros, dans les 3 300 stations de son réseau.
12 % des stations en rupture, partielle la plupart du temps
Ce vendredi 3 avril à 14 heures, selon un relevé à 14 heures des données du site prix-carburants.gouv.fr, un peu moins de 1 150 stations étaient en rupture d’au moins un carburant…
Auteur: Guillaume Jacquot

