Selon une analyse du Programme alimentaire mondial (PAM), jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2026 si le conflit se poursuit et si les prix du pétrole restent élevés.
Les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, qui ont débuté le 28 février et ont été suivies par des représailles iraniennes à travers la région, ont bloqué des voies d’acheminement de l’aide humanitaire essentielles, notamment le détroit d’Ormuz, retardant ainsi les livraisons vitales destinées à certaines des zones les plus touchées par la crise dans le monde.
Cette portera donc le total mondial au-delà de son niveau record actuel de 318 millions de personnes.
« Cela porterait le niveau de la faim dans le monde à un record historique, et c’est une perspective terrible, vraiment terrible », a déclaré le Directeur exécutif adjoint du PAM, Carl Skau, à des journalistes à Genève.
De la nourriture est distribuée à des familles déplacées qui ont trouvé refuge dans une école de Tariq Jdide, à Beyrouth, la capitale libanaise.
La plus grave perturbation de l’aide depuis la pandémie de Covid
Selon l’agence onusienne basée à Rome, le conflit dans cette région pourrait entraîner la pire perturbation des opérations de secours depuis la pandémie de Covid. « Au-delà des répercussions immédiates au Liban, le conflit a également eu des répercussions majeures sur les opérations humanitaires mondiales. Nous en ressentons vraiment les conséquences », a ajouté M. Skau.
Il a indiqué que les opérations de secours souffraient d’allongement des délais de livraison et d’une augmentation des coûts, alors que l’escalade de la violence au Moyen-Orient se trouve dans sa troisième semaine. « Nos chaînes d’approvisionnement…
Auteur: Nations Unies FR

