Guerre au Moyen-Orient : l’enlisement du conflit ravive le spectre d’une crise économique

La flambée des cours des hydrocarbures a repris de plus belle ce 9 mars. Le pétrole a largement dépassé la barre psychologique des 100 dollars cette nuit. Tôt dans la matinée, le baril de Brent et le WTI (nord-américain) s’envolaient de quasiment 20 %, à plus de 116 dollars, avant de redescendre dans la journée entre 95 et 100 dollars. Pour mesurer le chemin parcouru, il faut rappeler d’où ils étaient partis : à la veille des premières frappes américaines sur l’Iran le 28 février, leur prix ne dépassait pas 70 dollars. Même progression inquiétante pour le gaz naturel. En atteignant plus de 60 euros le mégawattheure, le prix a doublé depuis le 27 février.

Au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient, cette hausse parabolique traduit donc l’escalade des affrontements dans la région mais aussi la crainte d’une perturbation durable des flux logistiques au niveau du détroit d’Ormuz, où transitent en temps normal 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole. Les dégâts sur les infrastructures pétrolières et gazières, qu’il s’agisse d’installations dans les monarchies du Golfe visées en représailles par l’Iran, ou d’équipements iraniens, au cours de la semaine écoulée, ont nettement alimenté cette fièvre, inédite par sa vitesse.

« Petite reprise d’inflation et une petite baisse de croissance », selon Philippe Aghion

De nombreux économistes alertent sur des effets potentiels sur l’activité ou le…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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