Des files de voitures qui se forment à l’entrée des stations essence. Il n’en fallait pas plus pour faire resurgir le spectre d’une pénurie de carburant dans l’hexagone, alors que le conflit au Moyen-Orient gagne encore en intensité ce jeudi 5 mars avec l’intervention massive d’Israël au Liban contre les positions du Hezbollah. Le commerce maritime de pétrole et de gaz reste fortement perturbé par le blocage du détroit d’Ormuz, dont l’Iran revendique désormais le « contrôle total ». Peu de risques, pourtant, de se trouver sans essence à la pompe dans les prochaines semaines : la France n’importe que 10 % de son pétrole depuis les pays du Golfe et dispose par ailleurs de stocks pour plusieurs mois.
Du côté des prix, en revanche, l’inquiétude est de mise. Jeudi matin, le litre de Sans Plomb 95-E10 s’achetait en moyenne à 1,78 euro, soit déjà un centime de plus que la veille et 6 centimes de plus qu’avant le lancement de l’attaque israélo-américaine. Une augmentation que le ministre de l’Economie Roland Lescure a jugée « normale compte tenu de la hausse du prix du pétrole ». Jusque-là, les distributeurs jouent le jeu et ne font que s’aligner sur l’évolution des cours, sans appliquer de surmarges, assure-t-on à Bercy dans la foulée de la réunion organisée par le gouvernement avec les acteurs de la distribution sur ce dossier sensible.
« Ce n’est pas encore un choc pétrolier »
Ce jeudi, le prix du…
Auteur: Christian Mouly

