Au cours d’une conférence de presse à l’Élysée avec le premier ministre libanais Nawaf Salam, Emmanuel Macron a reconnu mardi 21 avril une « interrogation légitime » sur la possibilité de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, si ce dernier « continue cette politique qui contrevient à son histoire », notamment au Liban.
« Ce n’est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s’est engagé dans des discussions qu’il faut précipiter une confrontation », a déclaré le président de la République, préférant temporiser avant de clarifier la position de la France. « Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d’évidence », a-t-il ajouté.
Le chef d’État français a par ailleurs plaidé pour « donner du temps » aux négociations entre les États-Unis et l’Iran malgré l’expiration prochaine de leur cessez-le-feu, estimant qu’il ne fallait pas « laisser la guerre reprendre ses droits ».
« Indispensable » que la trêve « puisse perdurer »
Il est « indispensable » que la trêve, qui demeure « très fragile, puisse perdurer parce que ces sujets ne seront pas réglés en quelques heures ou quelques jours », a déclaré le président français. Emmanuel Macron a également estimé qu’Israël devait « renoncer à ses visées territoriales » au Liban, ajoutant que le Hezbollah pro-iranien devait « cesser » ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé « par les Libanais eux-mêmes ».
La trêve en cours « devra être étendue afin de permettre l’amorce d’une véritable dynamique de stabilisation », a-t-il déclaré. Il a plaidé pour un « accord politique entre Israël et le Liban qui garantisse la sécurité des deux pays, l’intégrité territoriale du Liban, et pose les jalons de la normalisation de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

