Alors que les agences de l’ONU alertent contre un risque accru de violences ethniques, le conflit au Soudan continue de provoquer des déplacements internes ainsi que des déplacements ultérieurs de réfugiés et de demandeurs d’asile érythréens vers les pays voisins.
« Les réfugiées et migrantes érythréennes de tous âges ont été victimes de graves violations, notamment de violences sexuelles, d’enlèvements, de servitude domestique et d’esclavage sexuel, à Khartoum et dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (FSR) », a déclaré devant le Conseil des droits de l’homme, Mohamed Abdelsalam Babiker, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Érythrée.
Ces Forces paramilitaires auraient également commis d’autres violences et atrocités dans les zones qu’elles contrôlent, notamment des attaques contre des infrastructures civiles, des pillages, des actes de saccage, des actes de torture et des exécutions sommaires de civils, ce qui a entraîné le déplacement forcé de centaines de personnes, dont des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants érythréens.
Photo d’archives: Le représentant du HCR en Éthiopie, Mamadou Dian Balde (à gauche), s’adresse à des réfugiés érythréens dans la colonie d’Alemwach, dans la région d’Amhara en Éthiopie.
L’Éthiopie et le Soudan, pays d’accueil des réfugiés érythréens
Suite au déclenchement du conflit au Soudan en avril 2023, les réfugiés et demandeurs d’asile érythréens qui avaient trouvé refuge dans le pays ont dû fuir à nouveau. Ils se sont déplacés vers les pays voisins, et des réfugiés qui s’étaient installés au Soudan ont dû partir vers d’autres régions du pays.
Le conflit a également compliqué la tâche des réfugiés qui cherchaient à se réinstaller ou attendaient un regroupement familial et qui n’ont plus accès à ces…
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Auteur: Nations Unies FR

