« Comme si la population yéménite n’avait pas déjà suffisamment souffert, ce sont désormais les civils qui font les frais de cette nouvelle recrudescence des combats », a déclaré M. Türk dans un communiqué, rappelant que « les civils ne doivent jamais être pris pour cible et que leur protection doit être la priorité absolue ».
Selon les données recueillies par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), au moins 125 civils ont été tués ou blessés dans des attaques attribuées aux Houthis, alliés de l’Iran, depuis le début du mois d’août. Les forces progouvernementales sont de leur côté soutenues par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite.
Le HCDH a notamment documenté la mort de 32 civils, dont 15 enfants et trois femmes, depuis le début du mois d’août.
Trois attaques contre des sites accueillant des personnes déplacées internes dans le gouvernorat de Ma’rib ont également été signalées. Elles auraient été menées par les forces houthies les 7 août, 7 et 9 septembre.
Près de 135.000 déplacés
Face à cette nouvelle escalade, Volker Türk a rappelé aux parties au conflit leur obligation, en vertu du droit international humanitaire, de faire en permanence la distinction entre civils et combattants, ainsi qu’entre biens de caractère civil et objectifs militaires, afin de prévenir ou de réduire au minimum les dommages causés aux populations.
Les annonces de zones désignées comme « zones de tir », notamment celles récemment faites par le gouvernement yéménite, ne sauraient non plus priver les civils et les biens de caractère civil de la protection que leur confère le droit international humanitaire.
« La population yéménite ne peut pas supporter un autre conflit à grande échelle », a insisté le Haut-Commissaire.
La reprise des hostilités a également entraîné de nouveaux déplacements massifs. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de…
Auteur: Nations Unies FR
