En tant qu’instruments de construction d’une représentation de la réalité et de diffusion massive de cette représentation, les médias occidentaux participent plus que toute autre institution à imposer des principes de vision racistes du monde.
À partir de son expérience personnelle de femme libanaise qui assiste depuis le Canada à une guerre contre son pays, l’écrivaine Lina Mounzer relate la violence de ce racisme, ainsi que le gouffre entre le narratif spontanément pro-israélien qui domine les médias occidentaux et la réalité d’une guerre qui oppose les populations arabes de l’Orient à un État colonial : Israël.
Depuis sa création, celui-ci déploie une violence à tendance génocidaire visant à annihiler toute tentative de résistance à son projet d’effacement-remplacement de la Palestine.
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Lorsque la nouvelle me parvient, je suis en train de prendre mon café du matin à Montréal.
Mon ami Rami me fait suivre un message WhatsApp. En arabe, il est écrit « Ouzai, Ghobeiri, Sfeir, Haret Hreik, Saida, les bipeurs explosent. Une brèche. Ils ont piraté des appareils et des téléphones et les ont fait exploser. Beaucoup d’informations contradictoires. Quelque 500 explosions jusqu’à présent ».
À Beyrouth, il est à peu près 15h40.
Inutile de demander qui sont ces « ils ». Ce sont les mêmes « ils » qui déciment et affament les Palestinien·nes de Gaza depuis presque une année entière, qui bombardent des hôpitaux et des camps de réfugiés, qui violent des prisonniers et qui, lorsqu’ils en sont réprimandés, font une émeute pour obtenir le droit de violer des prisonniers.
Ce sont les « ils » qui sont jugés par la Cour internationale de justice pour le summum des crimes, celui de génocide, et qui ont par ailleurs violé, devant les caméras, un certain nombre de soi-disant lignes rouges du droit humanitaire international. Après cela, je ne devrais pas être…
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Auteur: redaction

