A l’heure de l’économie de guerre et du réarmement à coup de centaines de milliards, un article essaie d’envisager d’autres types de forces armées que les grosses machines centralisées.
Pour se prémunir des Etats bellicistes et surarmés et les dissuader d’attaquer, former l’ensemble de la population aux techniques de guérillas, conjuguer défense ultra-locale autonome et coordinations plus centralisées à plus grande échelle ?
Cet article tente de répondre à des questions difficiles et lancinantes.
La quasi totalité des Etats ne veulent pas former et armer les populations aux techniques de guérillas, ils préfèrent tout contrôler via des armées hiérarchisées et centralisées classiques, car ils redoutent que des formations de guérilla soient utilisées aussi pour des insurrections internes et favorisent l’autonomie des peuples et leur volonté de se libérer des Etats.
Guerre : entre bellicisme et pacifisme, une voie est-elle encore possible ? – ou comment s’orienter dans le brouillard
Guerre : entre bellicisme et pacifisme, une voie est-elle encore possible ?
Peut-être que la question de la guerre est mal posée et qu’il faut poser celle, médiane, dialectique, de la dissuasion matérielle et psychologique. Tchouang-tse dit quelque part que l’arbre le plus laid, le plus noueux, le plus poisseux, le plus tordu est le dernier à rester debout dans les bois : inutile, rustre, frustre, il n’attire pas l’attention de la scie, qui se casserait dans les nouages, et préfère faire des planches avec des troncs bien droits et bien lisses. Se demander, lorsque l’on a des adversaires, moins comment les vaincre que les dissuader est peut-être la voie étroite entre l’institution et la destitution, l’anticipation-conjuration plutôt que le choc. Dans le texte que nous publions ce lundi, l’auteur se demande ce que serait une « défense communaliste », une forme de guerre non centralisée, non étatisée,…
Auteur:

