Voilà plus d’une semaine que la guerre contre l’Iran a été déclenchée. Une semaine que nous constatons, sidérés, l’extension de ce conflit au Golfe, le risque d’embrasement des cieux de plusieurs pays. Une semaine que nous nous interrogeons sur les stratégies incertaines et les alliances inattendues, la diminution des stocks de bombes et l’état réel du régime des mollahs, l’augmentation du prix de l’essence et la fluctuation des cours boursiers.
Certes, regarder la carte de la région pour en comprendre les enjeux géopolitiques est indispensable. Cela ne doit pas nous faire oublier, pour autant, que sous les bombes qui tombent en Iran et au Liban, des gens meurent. On dénombre près de 400 victimes au Liban. Les autorités iraniennes, dont il faut prendre les déclarations avec prudence, évoquent quant à elles un millier de morts. Les déplacés, eux, se comptent par centaines de milliers, contraints de quitter leurs biens et leurs terres – celles où ils vivaient depuis toujours, ou celles où ils avaient trouvé refuge.
Dire que les guerres, quelles qu’elles soient, engendrent des pertes humaines relève de l’évidence. Mais que cette évidence ne nous pousse pas à détourner le regard de ceux qui souffrent des opérations en cours. C’est pourquoi La Croix leur donne largement la parole ces jours-ci : Iraniens pris en étau entre un régime sanguinaire et des frappes meurtrières, réfugiés syriens rejoignant leur pays natal qu’ils avaient fui des années auparavant, habitants des villages chrétiens du sud du Liban refusant de quitter leur maison.
En lisant leurs témoignages, il faut souhaiter, avec Léon XIV ce dimanche, que se taisent le fracas des bombes et le bruit des armes. L’engrenage, qui ne peut mener qu’à la dévastation, à la haine et à la peur, doit cesser.
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