Depuis le siège new yorkais des Nations Unies, le Secrétaire général s’emploie à maintenir ouverts les canaux diplomatiques qui le sont encore. Mardi, António Guterres a reçu l’ambassadeur d’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saeid Iravani. Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, le chef de l’ONU a « exprimé son espoir d’une fin rapide du conflit et d’un retour au dialogue dans l’intérêt de la stabilité régionale ».
Le même jour, il s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Oman, Omar Said Omar Al Kathiri, saluant « le rôle important » du pays dans les négociations et « l’engagement du sultanat en faveur de la diplomatie ». Un échange avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite était également prévu dans la journée. Autant de contacts diplomatiques qui, selon le porte-parole de l’ONU, interviennent « dans un contexte de tensions régionales persistantes ».
Mais sur le terrain, la logique militaire semble l’emporter.
Le Liban dans la ligne de mire
Au Liban, l’ONU se dit « très préoccupée » par la situation. En deux jours, plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées et des centaines blessées, selon les autorités locales. Les frappes israéliennes contre le Hezbollah, allié historique de l’Iran, ont visé dans la nuit et dans la journée plusieurs régions du pays, notamment la région du sud, Baalbek, le Chouf et la banlieue de Beyrouth, provoquant de nouvelles destructions.
La guerre frappe aussi ceux qui tentent d’en atténuer les effets. Mardi, trois ambulanciers ont été tués et six autres blessés alors qu’ils intervenaient après une frappe aérienne.
Le long de la « Ligne bleue », cette frontière de facto entre Israël et le Liban surveillée par la Force intérimaire des Nations Unies (FINUL), les échanges de tirs se poursuivent. Ses Casques bleus ont observé des roquettes tirées vers Israël par le Hezbollah, suivies de frappes aériennes et de tirs nourris de l’armée…
Auteur: Nations Unies FR

