De tous les risques d’un choc géopolitique, le premier, pour les Européens, est toujours le même : la division. Le conflit en Iran ne déroge pas à la règle. Entre l’Espagne, dirigée par le socialiste Pedro Sanchez qui s’est opposé frontalement à la guerre, et l’Allemagne, où le chancelier conservateur Friedrich Merz a déclaré que l’Iran abritait « le centre du terrorisme international« , lequel devait être « fermé » — semblant donner quitus aux Américains et aux Israéliens pour leur intervention — les 27 ont affiché des divergences manifestes.
« L’Europe va payer les pots cassés »
L’eurodéputé socialiste espagnol Javier Moreno Sanchez soutient fièrement la position madrilène : « No a la guerra ! Non à la guerre !« . « Il faut respecter le droit international » estime-t-il, jugeant l’intervention américano-israélienne « sans aucune légalité« . Une position largement soutenue par les Espagnols selon lui.
« L’Iran dit qu’il veut détruire Israël« , tempère la luxembourgeoise Isabel Wisler-Lima, qui siège avec le Parti populaire européen à la droite de l’hémicycle. Elle estime à ce titre que la question de la légitimité peut être posée, évoquant une « peur » et une « menace existentielle » pour l’État hébreux. D’autant que « l’Iran ne respecte pas le droit international » que l’Union européenne demande à voir respecter, ajoute-t-elle.
Le constat converge en…
Auteur: Public Sénat

