Le G7 Finances a connu des heures plus heureuses. C’est sur fond de contexte macro-économique morose, et instable, que les ministres de l’Économie ou des Finances de sept des dix pays avec les richesses les plus importantes se retrouvent pour deux jours à Paris à partir de ce lundi, en amont du sommet qui réunira leurs chefs d’Etat ou de gouvernement respectifs le mois prochain. Les différents argentiers de ces pays développés se retrouvent en quelque sorte au chevet d’une économie mondiale qui subit les conséquences de la guerre dans le Golfe Persique.
Plus de onze semaines après le début des frappes américaines et israéliennes, Washington et Téhéran n’ont toujours pas conclu d’accord et le cessez-le-feu demeure fragile. L’arrêt quasi-total du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, où transite en temps normal près d’un cinquième du pétrole mondial et une quantité non négligeable de matières premières industrielles, continue de peser sur les coûts et la bonne marche des chaînes de valeur.
Cette crise, dont ne voit pas le bout, ne laissera pas indemne les économies du globe, même s’il reste difficile d’en saisir l’ampleur, sans connaître l’épilogue de la crise au Moyen Orient. Chaque jour de perturbation supplémentaire qui s’écoule grippe un peu plus les rouages du commerce international.
« Jusqu’à présent, l’économie mondiale n’a pas trop mal résisté. Ce qui est préoccupant, c’est qu’on est en…
Auteur: Guillaume Jacquot

