Samedi 8 mars, jour de manifestation anti-Elon Musk à New York. Une centaine de personnes donnent de la voix devant le concessionnaire Tesla de Manhattan pour protester contre le multi-milliardaire, ce « fasciste » que Donald Trump a chargé de réduire drastiquement la taille de l’État fédéral.
Nouveau clivage
Dans la foule, les images du salut nazi apparent de l’entrepreneur côtoient des drapeaux américains, et la bannière jaune et bleue ukrainienne, sous forme de pin’s et de rubans accrochés aux sacs à dos ou aux manteaux. « Tous les combats sont liés », observe Chris Holden en marge de la manifestation. « Trump veut faire des États-Unis la nouvelle Russie, une nation d’oligarques. Face aux attaques contre la vérité, les sciences, la fonction publique, les médias, l’Ukraine, le clivage droite-gauche n’existe plus. La vraie facture aujourd’hui est entre ceux qui soutiennent la démocratie et les autres ».
Comme beaucoup d’Américains éduqués et citadins, sensibles aux enjeux internationaux, ce démocrate de longue date est « scandalisé » par le traitement réservé à Volodymyr Zelensky par le président américain et le fossé grandissant avec « nosalliés européens ». Il n’est pas le seul. À New York et dans d’autres grandes villes, des rassemblements en soutien à Kiev ont eu lieu après la désormais célèbre altercation du Bureau ovale, fin février. Dans le Vermont, des centaines de manifestants se sont réunis dans la foulée aux abords d’une station de ski où le vice-président J.D. Vance devait se rendre en famille.
L’opinion pro-ukraine mais anti-guerre
Et samedi 8 mars, des partisans du pays est-européen ont déployé le plus grand drapeau ukrainien au monde aux abords de la Maison-Blanche. Leurs mots d’ordre : « Soutenez l’Ukraine » et « La Russie doit payer ». Karen Stepensky, une avocate new-yorkaise d’origine polonaise, y était. Elle s’inquiète de…
Auteur: De notre correspondant à New York, Alexis Buisson

