• La trêve de trois jours vise à « tester la disposition » de Kiev à la paix, dit le Kremlin
Le Kremlin a affirmé, samedi 3 mai, que la trêve de trois jours proposée par Moscou du 8 au 10 mai visait à « tester la disposition » de l’Ukraine à faire la paix. « L’objectif de la trêve de Pâques proposée par la Russie (en avril, NDLR), ainsi que de l’initiative actuelle de déclarer une trêve lors des célébrations des 8, 9 et 10 mai, est de tester la disposition de Kiev à trouver une voie pour une paix durable à long terme », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit ne pas vouloir « jouer » avec les courtes trêves proposées par Vladimir Poutine dont un cessez-le-feu du 8 au 10 mai, estimant ces délais trop courts pour mener des pourparlers sérieux. « C’est une performance théâtrale de sa part (à Vladimir Poutine, NDLR). En deux ou trois jours, il est impossible de trouver un plan pour établir les prochaines étapes pour terminer la guerre. Cela ne semble pas sérieux », a déclaré le président ukrainien devant un petit groupe de journalistes, dont ceux de l’AFP.
Moscou accuse Zelensky de proférer une « menace directe » contre la sécurité des célébrations du 9 mai
La Russie a accusé samedi Volodymyr Zelensky de menacer la sécurité de ses commémorations de la Seconde Guerre mondiale le 9 mai, après que le dirigeant ukrainien a déclaré que Kiev ne pourrait pas garantir « la sécurité » des dirigeants internationaux qui y assisteraient. « Il menace la sécurité physique des vétérans qui viendront aux parades et aux célébrations de ce jour sacré », a fustigé la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova, sur Telegram. « Sa déclaration (…) constitue bien sûr, une menace directe ».
« On ne sait pas ce que la Russie fera à cette date….
Auteur: La Croix (avec AFP)

