Les Ukrainiens sont à l’offensive en Russie et les alliés suivent. C’est le constat que l’on peut dresser 11 jours après le début de l’incursion de soldats ukrainiens dans la région de Koursk, première attaque du sol russe depuis la Seconde Guerre mondiale. Si la plupart des responsables européens et américains sont restés discrets, aucune voix ne s’est élevée contre la nouvelle tactique ukrainienne. Même l’utilisation de blindés et autres chars occidentaux en territoire russe n’a pas suscité de critiques, ce qui souligne l’évolution de la doctrine en matière d’armes livrées à Kiev au cours des deux dernières années.
Alors que les médias britanniques ont noté la présence des chars Challenger 2 dans la région de Koursk, le ministère de la défense britannique a expliqué : « L’Ukraine a clairement le droit de se défendre contre les attaques illégales de la Russie, ce qui n’exclut pas des opérations à l’intérieur de la Russie. » Le Royaume-Uni, l’un des pays en pointe de l’aide aux Ukrainiens, a autorisé Kiev à frapper le territoire russe en recourant à toutes les armes livrées par Londres, à l’exception des missiles Storm Shadow de longue portée.
Les Américains ont levé une première ligne rouge
La notion de la légitime défense d’un État est souvent reprise par les alliés qui se sont exprimés sur les événements de la région de Koursk. Peter Stano, porte-parole principal sur les affaires étrangères de l’Union européenne, a rappelé que face à « l’agression illégale » russe, les autorités de Kiev avaient « le droit de frapper l’ennemi sur son territoire ». « L’Ukraine a tout à fait le droit de mener une guerre dans le sens qui pourrait paralyser les intentions agressives de la Russie », a insisté pour sa part Donald Tusk, le chef du gouvernement polonais. Même son de cloche en Allemagne, au sein de la coalition au pouvoir.
Longtemps opposés à…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Olivier Tallès

