A 23 heures, dans la nuit de dimanche à lundi, les sirènes ont de nouveau retenti à Kiev. Comme à leur habitude, les habitants de la capitale ukrainienne se sont réfugiés dans les abris prévus à cet effet. Les attaques ont duré jusqu’au petit matin à sept heures. Au total, « plus de 420 drones et plus de 20 missiles, y compris des missiles balistiques », ont été lancés contre l’Ukraine a indiqué Volodymyr Zelensky.
Une heure après la fin des attaques, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a débarqué à la gare de Kiev pour une visite de deux jours. Dès son arrivée, il s’est rendu sur les lieux des attaques constatant les dégâts de la nuit. A la sortie de la conférence des ambassadeurs, le ministre s’est montré peu confiant sur la résolution du conflit : « Si quelqu’un espérait que Vladimir Poutine accepterait l’offre ukrainienne de reprendre les pourparlers de paix, il a aujourd’hui sa réponse », a-t-il déclaré. Samedi, le président ukrainien ouvrait la porte à des négociations avec la Russie. Le Kremlin s’est dit prêt à participer à de nouvelles négociations de paix soulignant qu’il faudrait « beaucoup de travail » pour rapprocher les positions des deux camps.
« Amener Poutine à revoir ses calculs »
Et pour cause, le conflit continue de s’enliser. Cela fait maintenant près de trois ans et demi que les deux pays s’affrontent militairement et diplomatiquement sans qu’aucune porte…
Auteur: Marius Texier

