Guerre et écologie : l’agent orange tue encore

Dans ce texte, Quốc Anh, militant du Collectif Vietnam Dioxine qui réclame justice pour les victimes de l’agent orange, arme chimique utilisée massivement par les États-Unis au Vietnam pendant la Seconde Guerre d’Indochine (1955-1975), présente au nom du Collectif cette lutte en cours, en la replaçant dans ses coordonnées historiques, géopolitiques et écologiques.

Issu d’une intervention dans le cadre du panel « Guerre, impérialisme et écologie » qui s’est tenu le samedi 28 juin 2025 lors de la conférence internationale Historical Materialism Paris, ce texte s’appuie notamment sur le chapitre de Collectif Vietnam Dioxine dans l’ouvrage coordonné par Fatima Ouassak, Terres et liberté. Manifeste antiraciste pour une écologie de la libération (Les Liens qui libèrent, 2025). On pourra également lire les textes d’Alexis Cukier et de Vincent Rissier, issus du même panel.

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Tout d’abord, il est important de situer notre point de vue avant de débuter en tant que Collectif Vietnam-Dioxine. Nous vivons en France dans un pays colonial et impérialiste. En 2023, la France était le deuxième pays qui vendait le plus d’armes au monde[1]. A l’intérieur de ses frontières, cet État mène des politiques de répression intenses avec de nombreuses violences policières, des politiques d’islamophobie, des politiques coloniales en Kanaky. Nous assistons à une montée significative des nationalismes et de la militarisation en France et en Europe. La domination des pays impérialistes sur le Sud global continue d’exister malgré de nouvelles dynamiques géopolitiques qui sont davantage multipolaires.

Le Collectif Vietnam-Dioxine s’inscrit dans une écologie décoloniale, comme celle théorisée par Malcom Ferdinand dans son ouvrage éponyme[2], puisque la cause portée n’est pas uniquement écologiste mais est aussi la résultante de logiques coloniales et impérialistes et d’un système capitaliste qui…

La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: redaction

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