« À quoi nous prépare le général Mandon ? » demande inquiet Maxime Switek, sur BFM-TV. Il est 21h08 ce mercredi 19 novembre quand le présentateur prend connaissance des « propos chocs » du chef d’état-major des armées. Un bandeau accompagne sa lecture de la déclaration : « Si notre pays flanche – écoutez-bien – insiste Maxime Switek, si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, alors on est en risque ». Léger moment de sidération sur le plateau – qui jusqu’ici parlait de la neige. La mine grave, la journaliste maison Elsa Vidal lui répond : « Une guerre, c’est finalement la confrontation de deux volontés, et il est important que « l’arrière », les civils, soient disposés à ce que cette guerre ait lieu ! Mais la formulation du chef d’état-major est quand même… j’ai envie de le dire… malheureuse. »
Les déclarations « chocs » de Fabien Mandon vont en effet, dans un premier temps, provoquer un « tollé » dans la classe politique. Les politiciens de presque tous les bords s’en indignent, et les premiers articles, publiés dans la foulée de la dépêche AFP rapportant le discours du général, portent presque tous sur ces réactions politiques assez univoques. À peine prononcés, voilà en tout cas les mots du chef d’état-major des armées propulsés à la Une de l’actualité. Le lendemain, le ton change, avec la ministre des Armées Catherine Vautrin qui « vole au secours » (JDD, 20/11) du général Mandon, expliquant (sur X) que ses propos ont été « sortis de leur contexte » et qu’il était parfaitement fondé à les tenir.
« Faut-il préparer les Français à la guerre ? »
La machine médiatique se met en branle à toute vitesse, et les réactions des politiciens sont rapidement recouvertes par le commentariat des éditorialistes, qui ont reçu l’incitation de la ministre et se font les exégètes du général Mandon. « Vous…
Auteur: Jérémie Younes

