Guerre et surnaturel : d’anciens soldats congolais racontent les pratiques rituelles utilisées pour se préparer au combat

La guerre met à rude épreuve le corps et l’esprit des soldats. Pour se préparer au combat, les soldats sont soumis à diverses formes d’entraînement. Une partie de cette formation vise à dépouiller les candidats de leurs valeurs civiles et à leur inculquer une culture militaire.

Alors que les armées ont accès à un éventail de stratégies et d’armements contemporains pendant l’entraînement, un élément n’est pas souvent abordé : les rituels intégrés dans l’entraînement et ceux pratiqués avant de s’engager dans la guerre.

Les rituels comprennent les pratiques magico-religieuses exécutées à des fins diverses, telles que la recherche de bénédictions, de pouvoir ou de protection, ou même l’imprégnation de coutumes militaires. Les rituels ou les cérémonies sont censés conférer des capacités spécifiques aux individus et façonner leur comportement.

Les rituels de guerre ne sont pas l’apanage de l’Afrique. De nombreuses forces armées partout dans le monde les pratiquent. Une étude sur les rituels dans l’armée américaine, par exemple, a révélé que ces cérémonies aident les soldats à faire face aux traumatismes, aux pertes et aux dilemmes moraux pendant les conflits.

En tant qu’universitaire s’intéressant aux souvenirs de la guerre et à la violence vécue par les anciens soldats, j’ai entrepris d’étudier le rôle joué par les rituels dans la formation de l’identité des soldats, leur préparation à la guerre et leur capacité à faire face aux réalités de la guerre, durant le combat et après.

Mes conclusions indiquent que les rituels peuvent être une source de force pour les soldats. Ils inspirent un sentiment de confiance et de sécurité, car les initiés se sentent entourés d’un pouvoir surnaturel. En outre, ces rituels renforcent l’unité de l’équipe, la discipline et la loyauté envers les commandants.

Mon étude met en évidence l’intégration des rituels dans les tactiques militaires et leur…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Dostin Lakika, Research Associate, University of the Witwatersrand

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