Dans un message vidéo adressé au Forum 2026 sur les femmes, la paix et la sécurité, organisé à La Haye par l’International Civil Society Action Network (ICAN), le chef des droits de l’homme a décrit un monde traversé par des « chocs mondiaux sismiques », alors que les conflits touchent des millions de personnes.
Selon les dernières données disponibles, 676 millions de femmes et de filles vivaient en 2024 à moins de 50 kilomètres d’une zone de conflit actif, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis la fin de la Guerre froide.
« Les femmes constituent l’écrasante majorité des victimes de viols, d’enlèvements, de traite des êtres humains et d’esclavage sexuel liés aux conflits », a déclaré M. Türk.
Les inégalités aggravent encore leur exposition aux violences. « Moins les ressources allouées aux femmes sont importantes – qu’il s’agisse de santé, de richesses ou d’éducation – plus leur exposition aux préjudices est élevée », a-t-il expliqué.
Les femmes issues de groupes marginalisés peuvent être particulièrement vulnérables, notamment face aux violences sexuelles. Dans le même temps, elles restent souvent sous-représentées dans les instances où sont prises les décisions qui affectent leur sécurité.
« Les femmes ne sont pas des victimes »
Pour le Haut-Commissaire, les femmes ne doivent toutefois pas être réduites au statut de victimes.
« Les femmes ne sont pas des victimes », a-t-il affirmé. « Au contraire : partout dans le monde, même dans les environnements les plus rudes et les plus violents, les femmes continuent de diriger, d’organiser, de mener des médiations et de documenter les violations. »
Souvent parmi les premières à répondre aux crises humanitaires, elles s’appuient sur une connaissance fine des réalités locales et jouent, selon M. Türk, un rôle essentiel dans « la protection communautaire, l’obligation de rendre des comptes et la paix ».
Il a appelé à reconnaître…
Auteur: Nations Unies FR
