Le Haut-Commissaire s’exprimait à la suite du référendum constitutionnel du 21 septembre, entaché par l’interdiction de partis politiques et de médias, ainsi que par des informations faisant état d’arrestations et de détentions arbitraires, de même que de disparitions forcées.
« Il est essentiel, à l’avenir, que les autorités de transition veillent à ce que les processus visant à rétablir l’ordre constitutionnel soient conduits conformément aux normes et standards internationaux en matière de droits humains, notamment en ce qui concerne la participation du public, l’inclusivité et la transparence », a déclaré M. Türk dans un communiqué de presse. « Les autorités militaires en Guinée doivent avant tout lever les interdictions, tout simplement inacceptables, visant les partis politiques et les médias ».
Trois principaux partis d’opposition interdits
Les autorités de transition ont interdit trois principaux partis d’opposition dans le cadre de la campagne précédant le scrutin, les empêchant de mener leurs activités. Elles ont également suspendu plusieurs organes de presse, parmi lesquels Guineematin, presseinvestigation.com, West Africa TV, Sweet FM, Espace FM, Sabari FM et Sab TV.
Ces interdictions s’inscrivent dans le cadre d’une atteinte plus large aux droits fondamentaux en Guinée depuis le coup d’État de septembre 2021. Depuis mai 2022, les autorités de transition maintiennent une interdiction générale des rassemblements politiques et des manifestations pacifiques, invoquant des préoccupations sécuritaires. Dans la pratique, cette interdiction a été appliquée de manière large, en violation des obligations internationales de la Guinée en matière de droits humains, notamment des droits fondamentaux à la liberté d’expression, de réunion et d’association.
Les arrestations arbitraires et les disparitions forcées semblent également être en augmentation. Le Haut-Commissariat des Nations Unies…
Auteur: Nations Unies FR

