Une grande partie des violences s’est concentrée à Cité Soleil, un quartier défavorisé de la capitale, où les travailleurs humanitaires tentent désormais de fournir une assistance vitale.
Le pays caribéen demeure confronté à une insécurité chronique, à une pauvreté endémique, ainsi qu’à l’effondrement de l’économie et à une crise politique aggravée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a recueilli les récits de deux femmes contraintes de fuir les violences.
Anidette Saint Fleur, de Quartier Blanchard (Cité Soleil)
« Il y avait des tirs partout. Ensuite, ils ont mis le feu tout près de chez nous et nous avons fui avec toute la famille.
Anidette Saint Fleur a fui un quartier attaqué par des gangs.
Nous ne sommes pas retournés chez nous. Les gangs sont partout dans la zone. Nous avons seulement eu le temps de partir avec nos pièces d’identité. Nous n’y sommes jamais retournés depuis.
Je garde toujours un sac prêt, au cas où. Quand j’entends des tirs nourris, je prends mon sac et je m’enfuis avec tout le monde.
Je venais juste de payer mon loyer et nous avons dû fuir. Maintenant, nous n’avons plus rien — plus d’argent, plus de toit — et nous ne savons ni si ni quand nous pourrons revenir. S’il vous plaît, aidez-nous.
Le plus difficile pour nous en ce moment, c’est de ne pas avoir de toit pour dormir ni de nourriture pour les enfants. »
Dorlean Boudin, habitante de Sarthe, Carrefour Vincent, près de Cité Soleil
« Il y avait des hommes armés de machettes qui mettaient le feu aux maisons avec des gens à l’intérieur. Ils brûlaient, décapitaient, tiraient, tuaient — et si vous aviez un commerce, ils pillaient tout.
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Auteur: Nations Unies FR

