Ketia et son mari sont tous deux enseignants au collège de Petit-Goâve, cette ville côtière de l’ouest du pays. Avant la tempête, ils parvenaient à subvenir aux besoins de leurs trois enfants. Mais lorsque l’ouragan Melissa a balayé les Caraïbes fin novembre, leur ville a été parmi les plus touchées.
« J’ai tout perdu : mes meubles, ma voiture, tout ce que j’avais chez moi », déplore Ketia.
Ketia et sa famille font partie des quelque 225 000 personnes qui reçoivent une assistance du Programme alimentaire mondial (PAM) depuis que la tempête a frappé. Elle bénéficie d’un système de bons d’achat qui permet aux familles d’acheter des produits auprès de détaillants sélectionnés. Avec de multiples avantages car ce programme soutient les familles sinistrées tout en stimulant l’économie locale.
Ketia récupère l’aide alimentaire payée par des bons.
Insécurité alimentaire
« Le magasin utilise un système électronique qui enregistre les transactions, et le PAM paie ensuite le commerçant », explique Channon Hachandi, responsable de la chaîne d’approvisionnement du PAM en Haïti. « C’est une excellente façon d’apporter une assistance alimentaire car, au lieu de recevoir une aide directement, le bénéficiaire se retrouve dans la situation plus normale d’un client qui fait ses courses au marché ».
Avant l’ouragan Melissa, plus de la moitié des habitants du pays étaient déjà confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. La tempête a tué plus de 40 Haïtiens dans cette zone et beaucoup ont perdu leur maison, leur commerce et leurs biens. Dans une région fortement dépendante de l’agriculture, avec de nombreux petits exploitants, les terres ont été largement endommagées et les récoltes en grande partie compromises.
Le PAM a apporté une assistance avant, pendant et après l’ouragan. En collaboration avec le gouvernement, il a…
Auteur: Nations Unies FR

