Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 65% des ménages de la région métropolitaine de Port-au-Prince n’ont pas une consommation alimentaire suffisante pour « satisfaire leurs besoins en macro et micro-nutriments ». « Les communes de Cité Soleil, Croix des Bouquets et Carrefour étant les plus touchées en mai », a détaillé l’Agence onusienne basée à Rome dans son dernier rapport de situation consacré à ce pays des Caraïbes.
Les résultats de leur étude montrent que deux ménages sur trois dans la région métropolitaine de la capitale haïtienne ont eu une consommation alimentaire insuffisante. Selon le PAM, le faible niveau de consommation alimentaire est principalement dû à une pénurie de denrées alimentaires importantes, notamment la viande et le poisson, mais aussi les produits laitiers et autres denrées de première nécessité.
4 ménages sur 5 contraints de recourir à des stratégies désespérées pour s’en sortir
Le dernier rapport du le Cadre Intégré de la classification de la sécurité alimentaire (IPC) publié en fin mars dernier avait confirmé des niveaux records de faim à Haïti. Dans un contexte où la crise sécuritaire s’aggravait, cette évaluation estimait que la faim avait atteint « des niveaux sans précédent » en Haïti. Le document notait que près de cinq millions de personnes, soit près de la moitié de la population du pays, étaient confrontées à une situation de « faim aiguë ».
Selon le rapport, près de 5 millions de personnes sont confrontées à des niveaux de « crise » ou plus élevés d’insécurité alimentaire aiguë (phases 3+ de l’IPC), dont 1,64 million de personnes confrontées à des niveaux « d’urgence » (phase 4 de l’IPC). La vallée de l’Artibonite – le grenier à blé du pays – était l’une des régions les plus gravement touchées.
Face à ces niveaux préoccupants de faim, les population sont ainsi contraintes de recourir à des stratégies désespérées…
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Auteur: Nations Unies FR

