Dans ce pays des Caraïbes en proie à une profonde crise sécuritaire, la corruption alimente la criminalité organisée et fragilise davantage les institutions.
Selon le dernier rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU, elle se manifeste notamment par le blanchiment d’argent, la criminalité financière, le trafic illicite d’armes et de munitions, le financement de groupes armés, ainsi que par la collusion entre responsables politiques, milieux d’affaires et gangs.
Le rapport pointe également l’opacité des marchés publics, notamment dans les secteurs de la sécurité, des douanes, de l’immigration et de l’administration pénitentiaire, ainsi qu’une impunité persistante qui favorise la corruption et le développement des réseaux criminels.
Apprendre à choisir l’intégrité
L’an dernier, soixante étudiants et jeunes responsables de la société civile, sélectionnés parmi 180 candidats, ont participé à la première « École d’été sur la lutte contre la corruption », organisée par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) avec l’appui de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Pendant une semaine, ils ont suivi des conférences, participé à des ateliers interactifs et pris part à des exercices pratiques pour apprendre à reconnaître, prévenir et dénoncer les actes de corruption.
À travers des mises en situation inspirées de cas réels, les participants ont été confrontés à des dilemmes éthiques et invités à décider s’ils devaient signaler des faits de corruption selon le rôle qui leur était attribué. Ils ont également simulé une dénonciation en appelant le numéro officiel de l’ULCC (5656), afin de se familiariser avec les mécanismes de signalement.
Des participants à l’Ecole d’été sur la lutte contre la corruption Port-au-Prince, font des exercices pratiques.
Auteur: Nations Unies FR

