Alors que les taux de scolarisation étaient déjà bas avant la dernière escalade de violence, les fermetures d’écoles et les déplacements de masse privent ainsi des milliers d’enfants de leur opportunité d’apprendre, a mis en garde le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Cet avertissement intervient alors que le Fonds mondial de l’ONU pour l’éducation dans les situations d’urgence (Éducation sans délai), et les partenaires stratégiques des Nations Unies, ont annoncé l’octroi d’une subvention d’urgence de 2,5 millions de dollars lors d’une mission de haut niveau dans ce pays des Caraïbes.
Il s’agit d’une nouvelle bouffée d’oxygène qui porte le financement total du Fonds à près de 16 millions de dollars.
« L’UNICEF est reconnaissant à Éducation sans délai pour son soutien continu et son engagement à garantir que chaque enfant en Haïti ait accès à un apprentissage de qualité et en sécurité », a déclaré dans un communiqué, Bruno Maes, Représentant de l’UNICEF en Haïti.
Ecoles fermées ou utilisées comme sites pour les déplacés
Haïti connaît des niveaux de violence et de brutalité sans précédent de la part de coalitions de groupes armés. Les impacts du changement climatique, des cyclones récurrents et du tremblement de terre le plus récent aggravent encore la situation.
Au total, près de la moitié de la population haïtienne – environ 5,5 millions de personnes – a besoin d’une aide humanitaire, et 5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Près de 580.000 personnes sont déplacées à travers le pays, soit une augmentation de 60 % depuis la fin de février.
Les groupes armés ciblent les écoles et les hôpitaux, et des rapports inquiétants font état de formes impitoyables de violence sexuelle, y compris des viols collectifs. Les Nations Unies estiment que 30 % à 50 % des membres des groupes armés pourraient être des enfants.
Le volet…
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Auteur: Nations Unies FR

