Ce pays des Caraïbes reste en proie à une crise politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme qui ne cesse de s’aggraver.
Mercredi, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance s’est dit profondément choqué par la mort de dix enfants en dix jours à Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Au moins six enfants et plusieurs adultes auraient été tués samedi soir lors d’une frappe de drone dans le quartier Simon Pelé. Quelques jours plus tôt, quatre enfants avaient également été tués lors d’une attaque de groupes armés alors qu’ils se trouvaient chez eux.
Les civils durement touchés
Des gangs armés contrôlent de vastes portions du territoire, plus de six millions de personnes ont besoin d’une aide d’urgence et 1,4 million d’entre elles, principalement des femmes et des enfants, ont fui leur foyer. Les meurtres et les enlèvements sont des pratiques répandues tandis que les cas de violences sexistes et sexuelles ont considérablement augmenté.
La réunion du 23 septembre a été convoquée par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), dont le groupe consultatif sur Haïti est présidé par l’ambassadeur canadien Bob Rae.
Elle a eu lieu alors que le Conseil de sécurité s’apprête à reprendre le débat sur une proposition du Secrétaire général visant à créer un nouveau bureau d’appui des Nations Unies en Haïti.
S’exprimant au sujet de la violence, M. Rae a rappelé « qu’il ne s’agit pas d’un problème théorique ». « C’est un problème qui affecte la vie quotidienne des gens », a-t-il insisté.
60 millions de dollars du Canada
Lors de la réunion, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, a annoncé que son pays était prêt à s’engager à verser 40 millions de dollars supplémentaires à la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) dirigée par le Kenya, qui est déjà sur le terrain pour aider la police nationale dans ses efforts pour lutter contre les gangs et créer…
Auteur: Nations Unies FR

