L’information
En ce mardi 20 août 2024, le Département du trésor des EU a publié une note, par laquelle il communique, ce qu’on peut appeler, la dernière valse des sanctions internationales contre les acteurs politiques et financiers haïtiens qui ont livré Haïti au trafic mondial de la drogue, au blanchiment des avoirs et à une criminalité transnationale, dont les gangs armés haïtiens ne sont que la partie visible et bruyante. Et cette sanction concerne bien évidemment l’ex président haïtien Michel J. Martelly à qui, selon cette note, il est reproché d’avoir utilisé ses pouvoirs et ses influences pour : « faciliter le trafic de drogue, la corruption et d’autres activités illicites qui alimentent l’horrible violence des gangs et l’instabilité politique » en Haïti.
La contextualisation
Il y a de quoi être troublé en lisant cette note, puisqu’en 2011, ce sont les autorités étasuniennes au plus haut niveau, notamment la femme de Bill Clinton (ex président à deux reprises), Hilary Clinton, avec les pleins pouvoirs de Secrétaire d’État, qui avait intronisé Michel Martelly, en présence du gratin hollywoodien, pour le vendre comme celui grâce à qui Haïti allait s’ouvrir au business du monde. Qui, en Haïti, ne se souvient pas d’Hilary Clinton promouvant en 2012, à Caracol, ville du Nord’Est, proche de la frontière avec la République Dominicaine, les vertus entrepreneuriales du duo Martelly-Lamothe (dans le rôle respectif de Président et de Premier ministre) devant Sean Penn, Ben Stiller et autres grands investisseurs américains et canadiens du monde des affaires ! C’était le temps du fameux Haïti is open for business. Temps durant lequel les gangsters à col blanc du secteur privé haïtien des affaires, les portefaix locaux de la société civile, les courtiers des associations socioprofessionnelles se sont tous alignés et regroupés dans une communion liturgique autour de celui aujourd’hui…
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Auteur: Erno Renoncourt

