« Les affrontements et l’instabilité en Haïti ont des conséquences qui vont bien au-delà des risques liés à la violence elle-même. La situation engendre une crise sanitaire et nutritionnelle qui pourrait coûter la vie à un nombre incalculable d’enfants », a déclaré la cheffe de l’UNICEF, Catherine Russell.
Le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère en Haïti a augmenté de 19% en 2024, selon les récentes conclusions de l’analyse menée par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).
En outre, 1,64 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë correspondant à la phase 4 de la classification (niveau d’urgence), ce qui accroît le risque d’émaciation et de malnutrition chez les enfants, en particulier dans huit régions du pays.
La violence limite l’accès aux soins et à l’aide
La violence armée qui frappe les départements de l’Artibonite et de l’Ouest, où se trouve la capitale Port-au-Prince, a pour effet de limiter l’acheminement de l’aide et contribue à l’effondrement d’un système de santé déjà fragilisé, autant de facteurs qui menacent de manière imminente la vie de plus de 125.000 enfants exposés à un risque de malnutrition aiguë sévère.
« Des milliers d’enfants se trouvent au bord du précipice, alors même que des fournitures vitales sont prêtes à être distribuées dès que les violences cesseront et que les routes et les hôpitaux seront rouverts », a indiqué la Directrice générale de l’UNICEF.
Cette crise nutritionnelle est entièrement le fait de l’homme. La population en Haïti a besoin de toute urgence de sécurité, afin de pouvoir accéder aux services vitaux dont elle dépend et pour que les travailleurs humanitaires puissent atteindre les enfants et les familles qui en ont désespérément besoin, estime l’UNICEF.
Depuis janvier, la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti a…
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Auteur: Nations Unies FR

