Haïti : le Conseil de sécurité prolonge le mandat de la force antigangs

Le texte a été adopté par 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions (Chine, Pakistan et Russie), alors que les gangs continuent d’étendre leur emprise et que le pays cherche à renforcer ses propres institutions de sécurité. 

Cette force non onusienne avait été approuvée par le Conseil de sécurité en septembre 2025 pour succéder à la précédente mission multinationale dirigée par le Kenya qui n’avait jamais atteint les effectifs escomptés. La Force de répression des gangs est autorisée à compter jusqu’à 5 500 policiers et militaires, mais est encore très loin de cet objectif.

Soutien logistique de l’ONU

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil demande au Secrétaire général de poursuivre le soutien logistique et opérationnel à la FRG par l’intermédiaire du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH).

Le Conseil de sécurité prend aussi acte de l’accord conclu le 27 juillet 2026 entre le gouvernement haïtien et la FRG, confirmant la personnalité juridique de cette force non onusienne ainsi que le statut et les protections nécessaires à son personnel. 

La résolution insiste toutefois sur le fait que la responsabilité première de la sécurité, de la stabilité, de l’Etat de droit et de la protection des civils incombe aux autorités haïtiennes. Elle les appelle notamment à lutter contre la corruption, à réformer la gouvernance et à s’attaquer aux flux d’armes illégales qui alimentent les gangs. 

Elle réaffirme également la nécessité d’une solution « globale, durable et dirigée par les Haïtiens », et souligne l’importance de conditions de sécurité permettant la tenue d’élections libres et équitables. 

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué l’adoption de la résolution et appelé les États membres « à tirer parti de cette dynamique en œuvrant sans relâche pour assurer le déploiement rapide du personnel…

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Auteur: Nations Unies FR