« Les opérations de sécurité, aussi importantes soient-elles, ne sont que la première étape », a-t-il déclaré lors d’une réunion ministérielle du Groupe consultatif spécial du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) sur Haïti. « Le véritable test est de savoir si nous pouvons préserver ces acquis et les traduire en changements durables pour la population haïtienne ».
La Force de répression des gangs est basée au camp Vertières à Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
« Un peuple qui ne peut plus attendre »
Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a lui aussi appelé à accélérer les efforts pour rétablir la sécurité et permettre aux Haïtiens de reprendre une vie normale.
« Il y a un peuple. Un peuple qui ne peut plus attendre », a-t-il déclaré. « Un peuple qui attend de retrouver la sécurité, de rentrer chez lui pour travailler, d’envoyer ses enfants à l’école et de choisir librement ses dirigeants ».
Environ 6,4 millions de personnes ont actuellement besoin d’une aide humanitaire en Haïti et près de 1,5 million sont déplacées. Les gangs contrôlent de vastes zones de Port-au-Prince ainsi que des axes de transport stratégiques, entravant l’accès aux services essentiels et à l’aide humanitaire.
M. Fils-Aimé a également insisté sur la nécessité de s’attaquer aux flux d’armes, de munitions et aux réseaux criminels transnationaux qui alimentent la violence. « La sécurité d’Haïti […] dépend de notre capacité collective à combattre les flux illicites qui alimentent la violence », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé prend la parole lors d’une réunion sur Haïti au siège des Nations Unies à New York.
De la…
Auteur: Nations Unies FR
