« En Haïti, les violences sexuelles à l’encontre des enfants ont augmenté de 1.000 %, transformant leurs corps en champs de bataille », a déploré à Genève James Elder, porte-parole de l’UNICEF.
Selon l’agence, les groupes armés qui prolifèrent dans ce pays des Caraïbes infligent en effet des horreurs inimaginables aux enfants.
« Il est presque aussi stupéfiant de constater à quel point ces statistiques macabres n’ont pas fait l’objet d’une couverture médiatique », s’est interrogé M. Elder.
« L’horreur d’une attaque contre un enfant est évidente. Une multiplication par 10 est ruineuse. La douleur ne s’arrête évidemment pas aux survivants, elle se propage dans les familles, brise les communautés et marque la société dans son ensemble », a-t-il ajouté.
Hausse de 70% des recrutements d’enfants par les gangs
Autre fléau frappant les enfants haïtiens, le recrutement par les gangs, qui sèment la terreur à Port-au-Prince, est lui aussi en forte augmentation.
Pour la seule année 2024, le recrutement d’enfants dans des groupes armés a augmenté de 70%.
« A l’heure actuelle, jusqu’à la moitié de tous les membres des groupes armés sont des enfants – certains âgés de huit ans à peine », a détaillé M. Elder, qui rentre d’une mission dans ce pays.
Nombre d’entre eux sont enrôlés de force. D’autres sont manipulés ou poussés par l’extrême pauvreté.
« C’est un cycle mortel : Les enfants sont recrutés par les groupes qui alimentent leur propre souffrance », a expliqué M. Elder, rappelant que 1,2 million d’enfants vivent sous la menace constante de la violence armée dans le pays.
Sur le terrain, 85% de la capitale est sous le contrôle de groupes armés, de sorte que l’insécurité à Port-au-Prince a atteint des sommets.
Selon l’UNICEF, les cours de récréation, les écoles et les maisons se sont transformées en champs de bataille, obligeant de nombreuses familles à fuir.
Dans ce cadre,…
Auteur: Nations Unies FR

