L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a signalé que près de 15.000 personnes ont fui les attaques armées de la semaine dernière dans les communes de Dessalines et de Verrettes. La plupart d’entre elles ont trouvé refuge à Poste Pierrot, un quartier reculé de Dessalines, où elles sont hébergées par des familles locales.
« Comme vous pouvez l’imaginer, cela accentue la pression sur des communautés déjà vulnérables », a observé le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse mardi.
Ailleurs dans le département de l’Artibonite, la situation sécuritaire s’est dégradée dans la commune de L’Estère. Des affrontements y ont éclaté entre des gangs et des groupes d’autodéfense locaux samedi 19 juillet, provoquant de nouveaux déplacements et des dommages aux biens civils.
Ces événements font suite à une série d’offensives coordonnées menées par des gangs entre le 14 et le 17 juillet dans plusieurs endroits de l’Artibonite, notamment à Liancourt, Jean Denis, Désarmes, Montrouis et Grande-Saline. Outre des victimes, les premiers rapports indiquent que des habitations et des véhicules ont été détruits.
« Les familles déplacées ont un besoin urgent de produits d’hygiène, de nourriture, d’abris d’urgence, d’assistance médicale et d’autres articles essentiels. Cependant, l’OCHA alerte sur le fait que l’insécurité persistante continue de restreindre considérablement l’accès humanitaire, rendant difficile l’accès aux communautés les plus touchées », a dit M. Dujarric.
1,3 million de personnes déplacées
Les nouveaux déplacements s’ajoutent à une situation déjà désastreuse à l’échelle nationale. Près de 1,3 million de personnes sont déplacées – le nombre le plus élevé jamais enregistré en Haïti en raison de la violence et de l’insécurité et la crise humanitaire ne fait que s’approfondir.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (
Auteur: Nations Unies FR

