Portées par le ministère de la protection sociale et des droits des femmes, avec l’appui de l’agence ONU Femmes, ces premières structures d’accueil constituent une étape importante dans la lutte contre les violences fondées sur le genre.
Toutefois, leur ouverture dans un contexte de besoins croissants et d’affaiblissement de l’aide internationale destinée à Haïti, a souligné vendredi Marie Goretti Nduwayo, représentante de l’agence à Haïti, lors d’un point de presse à Genève.
Car, sur le terrain, la situation continue de se dégrader. Longtemps concentrée à Port-au-Prince, la violence des gangs s’étend désormais bien au-delà de la capitale, poussant près de 1,47 million de personnes à fuir leur foyer, dont quelque 790 000 femmes et filles.
Des habitants de Cité Soleil sont hébergés dans la communauté voisine de Drouillard, au nord de Port-au-Prince, en Haïti.
Une hausse de 163 % des violences sexuelles en un an
« Sur le terrain, des femmes et des filles me rapportent que le viol est de plus en plus utilisé par les gangs comme un moyen de terroriser et de contrôler les communautés. Les données le confirment », a indiqué Marie Goretti Nduwayo.
Au cours des trois premiers mois de l’année, les violences sexuelles ont représenté plus de 70 % des cas de violences fondées sur le genre signalés dans le pays.
En 2025, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a recensé 1 863 cas de violences sexuelles. Parmi les victimes figuraient 1 668 femmes et 187 filles, mais aussi deux hommes et six garçons. Cela représente une augmentation de 163 % par rapport à 2024.
Les équipes d’ONU Femmes constatent également une évolution inquiétante des pratiques des agresseurs. Selon l’agence, les auteurs utilisent désormais des technologies numériques et des plateformes en ligne pour…
Auteur: Nations Unies FR

