Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), la violence et l’instabilité ont provoqué le déplacement de plus de 1,45 million de personnes dans ce pays caribéen situé sur l’île d’Hispaniola. Il s’agit d’une hausse d’un tiers en moins d’un an.
« L’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation est hors de portée pour des millions d’Haïtiens, ce qui sape davantage la cohésion sociale et l’Etat de droit », a affirmé la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme de l’ONU, Nada Al-Nashif.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Al-Nashif a souligné que la violence des gangs a aggravé l’instabilité dans un pays déjà marqué par une gouvernance fragile et d’énormes besoins humanitaires.
Violence sans limite
Selon la Haut-Commissaire adjointe, des années de corruption et d’impunité ont érodé l’efficacité de la police, du système judiciaire et d’autres institutions de l’État, et affaibli la confiance du public. « Bien que certains progrès aient été réalisés, notamment le lancement d’enquêtes sur la corruption et le financement des gangs, il reste encore beaucoup à faire pour rétablir l’Etat de droit ».
Cette érosion de l’État et de ses institutions contribue à un « tourbillon de violences » qui frappe la population et se traduit par de graves atteintes aux droits de l’homme. Cette violence est alimentée par « les gangs et les soi-disant groupes d’autodéfense, mais également lié aux opérations menées par les forces de sécurité ».
Les gangs, qui contrôlent la majeure partie de la capitale Port-au-Prince, tout en s’étendant dans les départements de l’Artibonite et du Centre, « tuent, enlèvent, battent et brûlent les corps de quiconque se met en travers de leur chemin ». « Cela inclut les personnes qui résistent à l’extorsion et celles qu’ils perçoivent comme…
Auteur: Nations Unies FR

