Halloween à Montpellier : manifestants assis de force, traqués dans un hall, fascistes corrigés mais protégés, LDH harcelée

Des jeunes manifestants contraints par la police de s’asseoir dans une ruelle, le 31 octobre à Montpellier (image extraite d’une vidéo de Valentin Levetti, de Stup Media)

Montpellier est visiblement une cible prioritaire de l’État. Canon à eau, hélicoptère, blindés du Raid : tout était fait pour étouffer la manifestation interdite du 31 octobre, qui a rassemblé jusqu’à 20 000 personnes. Les forces de l’ordre se sont lâchés pour empêcher la contestation de se prolonger dans la nuit d’Halloween : une trentaine de manifestants ont été coincés et gazés dans une ruelle, puis contraints de s’asseoir. La police a aussi traqué les manifestants dans un hall d’immeuble, et le matériel de quatre observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a été saisi. Des militants d’extrême droite ont également pris des coups.

Les autorités ne se font pas respecter : la manifestation du 31 octobre était frappée d’une interdiction préfectorale, confirmée par le tribunal administratif, et il y avait pourtant entre 15 000 à 20 000 personnes dans les rues ce 31 octobre à Montpellier. Deux blindés de l’unité antiterroriste du RAID était déployés autour de la préfecture, épaulés par un canon à eau place de la Comédie, tandis qu’un hélicoptère survolait la zone.

Blindés du RAID déployés le 31 octobre à Montpellier (DR)

Ce déploiement n’a pas empêché plusieurs milliers de contestataires de se confronter aux forces de l’ordre, qui ont noyé la place de la Comédie de gaz lacrymogène. La police est restée mobilisée une bonne partie de la soirée, pour contrer l’appel à prolonger la mobilisation à l’occasion de la nuit d’Halloween. Les policiers se sont lâchés. Treize personnes ont été interpellées.

Coincés et gazés dans une ruelle

Vers 22h30, la brigade anticriminalité (BAC) a traqué des manifestants sur le Jeu de Paume, puis les a poursuivis…

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Auteur: Jules Panetier