Une vidéo sortie de son contexte d’un spectacle d’école à Montreuil a déclenché une vague de cyberharcèlement soufflée par l’extrême droite. Le Média retrace les faits et revient sur cette polémique.
C’est une histoire de cyber-harcèlement devenue malheureusement trop banale, aujourd’hui, en 2026.
Samedi 06 juin, à l’école Nanteuil, à Montreuil, dans le 93. Ce jour-là, c’est la Fête de l’école. Rien d’anormal, lorsqu’arrive la fin de l’année scolaire. A cette occasion, un spectacle est organisé par l’équipe pédagogique et les élèves de maternelle.
Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de la fachosphère, qui a déclencher en retour une vague de cyber-harcèlement contre l’école, les professeurs et les parents d’élèves. Au point qu’une vidéo du spectacle, où l’on voit les enfants à visage découvert, a fait le tour de la toile, suite à un tweet du compte “Jugé Coupable”.
Cette vidéo, qui ne reprend que quelques secondes de la vidéo d’origine, laisse prétendre que le spectacle ferait l’apologie du terrorisme et du Hamas, et jette ainsi en pâture des enfants de 3 à 5 ans…
Le ministre de l’éducation nationale Edouard Geoffrey relayent le tweet, sans vérifier l’authenticité de la vidéo et une des mamans se prend un raid d’extrême-droite d’une ampleur inouïe.
Les professeurs, en un temps records, sont quant à eux convoqués au rectorat de Créteil, la semaine qui suit ledit spectacle. Le Média a tenter de comprendre ce qu’il s’est réellement passé, et pourquoi le Ministre a ainsi cédé aux paniques morales de l’extrême-droite.
Auteur: Le Média

