Dans les écoles, l’inclusion des élèves en situation de handicap, mise en avant par le gouvernement depuis les années 2000, repose en grande partie sur les AESH. Sans elles (plus de 90 % de ces personnels sont des femmes), beaucoup d’enseignants le reconnaissent : la scolarisation de ces enfants en milieu ordinaire serait parfois tout simplement impossible. Pour la sénatrice communiste du Pas-de-Calais Cathy Apourceau-Poly, « c’est un sujet important parce qu’on parle des enfants les plus fragilisés de notre société, en situation de handicap, qui ont besoin d’une aide… Les AESH leur apportent cette aide en classe, on se doit de les considérer ».
Au sein de l’école primaire Berthelot de Lens, sur les terres de la sénatrice, une vingtaine d’élèves sont accompagnés par quatre AESH, qui se relaient tout au long de la semaine pour assurer à chacun d’entre eux quelques heures de suivi.
Une inclusion scolaire fragile
Obayy, élève de CP au sein de cette école, est porteur de troubles du spectre autistique. Il est le seul de l’école à bénéficier d’un accompagnement individualisé. Isabelle Vassin, son AESH, l’aide à entrer progressivement dans les apprentissages : « il n’est pas encore dans la lecture, on travaille les syllabes. En numération, on est arrivé jusqu’à 12 », explique-t-elle. Un travail mené en lien étroit avec l’enseignante de la classe, Isabelle Hameau. Pour elle, l’inclusion et la progression…
Auteur: Rédaction Public Sénat

