Immobilisé depuis dimanche dans l’Atlantique, un navire de croisière de 107 mètres battant pavillon néerlandais, le MV Hondius, à destination du Cap-Vert, pourrait être à l’origine d’un foyer d’infection à hantavirus.
Le MV Hondius, et ses quelque 150 passagers, 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités, a déjà enregistré trois décès, un couple de Néerlandais et une Allemande, selon l’OMS. Depuis dimanche, il mouille près du port de Praia, la capitale capverdienne, mais n’a toutefois pas été autorisé à y accoster. Il attendait mardi un éventuel feu vert de l’Espagne pour faire escale aux Îles Canaries. Selon l’OMS, Madrid aurait finalement donné son aval pour accueillir le bateau notamment « pour qu’une enquête épidémiologique complète puisse être menée », mais le ministère espagnol de la Santé a indiqué peu après, n’avoir encore pris aucune décision en ce sens. « En fonction des données épidémiologiques qui seront recueillies sur le navire lors de son passage par le Cap-Vert, il sera décidé quelle escale est la plus pertinente. D’ici là, le ministère de la Santé n’adoptera aucune décision », a écrit le ministère sur X.
Trois personnes malades à bord doivent être débarquées au port de Praia dans les prochaines heures, avant d’être conduites par ambulance à l’aéroport, d’où elles seront évacuées, a annoncé, mardi à l’Agence France-Presse (AFP), Ann Lindstrand,…
Auteur: Rédaction Public Sénat

