La phase critique débute. Après des semaines en vase clos au sein du navire de croisière MV Hondius, foyer d’infection de l’hantavirus, les 150 passagers issus de 23 nationalités ont été transférés dans leurs pays d’origine. C’est désormais aux autorités sanitaires nationales de gérer cet éparpillement des malades – une dizaine de personnes, réparties dans six pays (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, France et Etats-Unis), sont positives au virus à ce stade.
En Europe, on s’inquiète de la diffusion de cette souche d’hantavirus, dite Andes, d’ordinaire cantonnée à l’Argentine et au Chili. Son taux de mortalité, estimé entre 30 et 50 %, et sa capacité à se transmettre entre les humains en font un risque pris très au sérieux.
« Nous ne voulons pas créer une panique publique »
Beaucoup moins aux Etats-Unis, où les pouvoirs publics ont longtemps ignoré le problème, avant d’afficher depuis quelques jours une communication résolument optimiste, pour ne pas dire légère. « Ce n’est pas le covid-19, nous ne voulons pas le traiter comme le covid-19 et créer une panique publique », s’est justifié dimanche Jay Bhattacharya, directeur par intérim du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’agence responsable des crises de santé publique aux Etats-Unis. « Le risque de l’hantavirus sur le public reste très, très bas », a abondé le secrétaire adjoint à la santé.
Le contingent…
Auteur: Christian Mouly

