Dans un rare message personnel adressé samedi aux habitants de l’île espagnole, le chef de l’OMS a confirmé qu’il se rendrait sur place afin de superviser le débarquement de près de 150 passagers et membres d’équipage du navire, frappé par une épidémie de hantavirus qui a fait trois morts.
« Il est rare que je m’adresse directement aux habitants d’une seule communauté, mais aujourd’hui cela me semble non seulement approprié, mais nécessaire », a-t-il déclaré.
Le souvenir de la COVID encore présent
« Je sais que vous êtes inquiets… La douleur de 2020 est encore bien réelle, et je ne la minimise pas un seul instant. Mais je dois vous le dire clairement : il ne s’agit pas d’une nouvelle COVID. »
Le navire transporte la souche andine du hantavirus, une maladie respiratoire grave qui est la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine a été documentée.
Selon le dernier rapport de situation de l’OMS, huit cas liés au navire ont été recensés, dont six confirmés en laboratoire. Le Dr Tedros a toutefois insisté sur le fait que le risque pour la population générale « reste faible ».
Un « corridor de sécurité »
Les autorités espagnoles ont mis en place un protocole strict afin d’éviter toute propagation du virus dans la communauté locale. Le navire doit accoster dimanche au port industriel de Granadilla, éloigné des zones résidentielles.
Les passagers seront transportés dans des « véhicules scellés et escortés, via un corridor entièrement sécurisé », avant d’être rapatriés directement vers leurs pays d’origine.
« Vous ne les croiserez pas. Vos familles ne les croiseront pas », a assuré le chef de l’OMS.
La demande d’assistance adressée à l’Espagne par l’OMS s’inscrit dans le cadre du Règlement sanitaire international, qui prévoit que le port disposant des capacités médicales suffisantes les plus proches apporte son aide lors d’urgences sanitaires…
Auteur: Nations Unies FR

