« Nul doute que j’éprouve des sentiments mitigés aujourd’hui », dit-il. « De l’amertume, car j’ai été aux premières loges, au cours des deux dernières années, de violations extraordinaires du droit international, témoin d’atrocités et d’attaques contre les Nations Unies ; de la tristesse, car nombre de nos collègues ont été tués — près de 400 en deux ans —, un bilan sans précédent dans toute l’histoire des Nations Unies ».
« Mais aussi une certaine fierté, car au cours de ces deux dernières années, j’ai pu constater à quel point nos employés… on fait preuve d’un engagement extraordinaire pour tenter d’alléger les souffrances d’un grand nombre de personnes de leur propre communauté ».
Des frappes aériennes sur Gaza (photo d’archives).
Après le 7-Octobre
En plus d’incarner le visage d’une agence constamment vilipendée et accusée en ligne de collaborer avec les combattants du Hamas à Gaza, ce ressortissant suisse de 62 ans a été le témoin de l’impact désastreux de la guerre menée par Israël sur la population de l’enclave palestinienne et sur l’UNRWA — un conflit déclenché par les attaques sanglantes du Hamas en Israël en octobre 2023.
Une enquête de haut niveau menée par l’ONU sur les accusations portées contre l’UNRWA a conclu que, sur les 19 employés accusés d’avoir participé aux attaques, un cas ne reposait sur aucune preuve, tandis que neuf autres ne présentaient pas de preuves suffisantes pour étayer une quelconque implication.
Dans les neuf cas restants, les éléments de preuve suggéraient que ces employés de l’UNRWA pourraient avoir été impliqués dans les attaques du 7-Octobre. L’agence a alors annoncé leur licenciement.
Aujourd’hui, la souffrance et la mort continuent de sévir dans toute la bande de Gaza. Une rencontre avec une habitante de Gaza,…
Auteur: Nations Unies FR

