Ce sont deux jeunes femmes non blanches, qui ne se connaissent sans doute pas, mais subissent des persécutions insupportables pour leur soutien à la cause palestinienne. On vous explique.
Émilie Gomis est une ancienne basketteuse de l’équipe de France, elle compte pas moins de 194 sélections à son actif. Elle était membre de la commission des athlètes du comité olympique français, en vue des JO 2024 de l’été prochain. En octobre, la sportive a dénoncé le nettoyage ethnique à Gaza avec un simple post sur les réseaux sociaux. La basketteuse avait rapidement supprimé sa publication et s’était même excusée, mais cela n’a pas suffit.
Pour cette publication éphémère, Émilie Gomis a été virée de son poste, sans avertissement ni possibilité d’appel. Un comité opaque jugeait il y a quelques semaines qu’elle aurait porté une «atteinte avérée aux principes éthiques».
Le 2 février, cet acharnement est allé encore plus loin : on apprend qu’une enquête pour «apologie du terrorisme» a été ouverte contre elle. Émilie Gomis sera entendue la semaine prochaine en audition libre dans le cadre d’une enquête «confiée à la direction de la police judiciaire de Paris, par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, le 14 décembre 2023». Ses avocats dénoncent une convocation «ahurissante». Dans le même temps, de nombreuses personnalités, dont le député Meyer Habib, qui font quotidiennement l’apologie du racisme et du génocide jusque sur les plateaux télés n’ont jamais été inquiétés.
Rima Hassan Mobarak est une juriste franco-palestinienne. La jeune femme est née dans un camp de réfugiés en Syrie, car son père a été chassé de Palestine lors de la Nakba en 1948, la grande épuration ethnique qui a créé l’État israélien. Cette année-là, des centaines de milliers de palestiniens avaient été chassés de leur terre et sont parqués depuis plusieurs générations dans des camps en…
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Auteur: B

