C’est un nouvel impair qui n’aidera sans doute pas les parlementaires à avaler la pilule. À l’approche d’un vote de confiance, dont il a très peu de chance de se relever, François Bayrou vient probablement de crisper plusieurs forces politiques sur le dossier explosif des franchises médicales, cette fraction du prix d’un médicament ou d’une consultation qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale, et qui est donc laissée au patient.
L’objectif était connu depuis plusieurs semaines, mais l’accélération du calendrier a surpris plusieurs acteurs de ce dossier. Lors de la présentation de ses orientations budgétaires le 15 juillet, le Premier ministre a mis sur la table des mesures pour « responsabiliser les patients », dans un contexte de hausse croissante – et inquiétante – des dépenses de santé. François Bayrou avait proposé d’augmenter les montants payés par les assurés sur les médicaments et actes médicaux, mais également d’augmenter les plafonds annuels des franchises et des participations forfaitaires.
La limite annuelle pourrait être deux fois moins protectrice, en cas de publication des décrets
Malgré l’engagement de l’ouverture d’un dialogue avec les groupes parlementaires sur cette ébauche budgétaire, avec l’objectif d’aboutir à des compromis, le gouvernement a dévoilé trois projets de décrets devant le conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM),…
Auteur: Guillaume Jacquot

