Faut-il s’attendre à une flambée des prix à la pompe ? Conséquence de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du détroit d’Ormuz, le prix moyen du baril de pétrole a dépassé le seuil symbolique des 100 dollars dimanche, une première depuis 2022. Et la hausse n’en est peut-être qu’à ses débuts : le baril de West Texas Intermediate (WTI), la référence du marché américain, a grimpé de 70 % en dix jours, une augmentation inédite dans un laps de temps aussi court. Les automobilistes Français sont déjà impactés par la crise, puisque la semaine dernière le litre de SP95-E10 accusait une hausse de 10 centimes, et celui de gazole de 26 centimes. Résultat : dans de nombreuses stations-service, les prix dépassent désormais les 2 euros le litre.
À ce stade, le gouvernement évacue la possibilité de mettre en place des aides à l’achat pour soulager le portefeuille des Français, et préfère attendre de voir comment évolue la situation. « Aujourd’hui, il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a indiqué Maud Bregeon, nouvelle ministre déléguée chargée de l’Energie, au micro de RTL ce lundi 9 mars. À cette fin, les distributeurs seront reçus en fin de semaine à Bercy pour un état des lieux.
Un plan de renforcement des contrôles
Mais pressurisé par ses oppositions, notamment le Rassemblement national et La France insoumise, l’exécutif ne veut pas donner une impression…
Auteur: Romain David

