Ce n’est pas gagné. A l’approche du discours de politique générale de Michel Barnier, ce mardi 1er octobre, chacun dans le camp de l’ex-majorité présidentielle fait monter la pression, avec au cœur des débats, la question de la hausse des impôts. Le premier ministre se retrouve pris en tenaille, entre les lignes rouges de chacun, compliquant un peu plus une tâche déjà ardue.
Dans un entretien au Journal de Saône-et-Loire, Michel Barnier s’est fait clair : « Nous allons faire appel, de manière exceptionnelle et temporaire, à ceux qui peuvent contribuer à cet effort », annonce-t-il. S’il faut attendre les annonces, Le Monde donne déjà les pistes : un prélèvement de 8 milliards d’euros sur les grandes entreprises, via une surtaxe de l’impôt sur les sociétés, la taxe sur les rachats d’actions, qui était déjà dans les cartons de l’ex-majorité, un alourdissement de l’écotaxe automobile ou encore un durcissement de la fiscalité sur les meublés de type Airbnb.
Gérald Darmanin met la pression à Michel Barnier
Rien qui ne va de soi. Le sujet de la fiscalité travaille depuis plusieurs jours le « bloc central », qui rassemble Renaissance, le Modem ou Horizons. S’ils soutiennent le gouvernement Barnier – ils en sont membres – ce n’est pas les yeux fermés. Michel Barnier a quelques amis qui lui veulent du bien… au point de s’opposer à lui.
Pour sa rentrée politique, le ministre de l’Intérieur, Gérald…
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Auteur: François Vignal

