Le Sénat n’entend pas lâcher le dossier controversé du Health data hub (HDH), la Plateforme des données de santé, en bon français. Créée par la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé du 24 juillet 2019, cette base centralise plusieurs bases de données médicales du pays, anonymisées, à des fins de recherche et de pilotage du système de santé. Elle est née à la suite de la remise du rapport du député Cédric Villani en 2018, sur l’intelligence artificielle. Le mathématicien recommandait la création d’une plateforme « adaptée » aux usages de cette technologie alors en plein essor.
Depuis son lancement, cette plateforme ne cesse de faire parler d’elle en raison du choix de l’exécutif de recourir à l’américain Microsoft Azure, pour héberger les données, une option régulièrement pointée du doigt ces dernières années au Sénat en particulier. La commission d’enquête sur les coûts et les modalités effectifs de la commande publique, installée par le groupe Les Indépendants – République et territoires en a fait l’un de ses axes d’investigation.
« On a pris toutes les préoccupations possibles pour savoir si vraiment il n’y avait aucune alternative », insiste Agnès Buzyn
Auditionnée sous serment ce 10 juin, Agnès Buzyn, qui était à la tête du ministère concerné à l’époque, a expliqué que le choix du géant des services numériques s’était imposé faute…
Auteur: Guillaume Jacquot

