L’Autorité palestinienne, menacée la veille par le premier ministre israélien d’une « grosse surprise » à venir, a réclamé ce samedi des pressions internationales sur Israël allant au-delà de simples « condamnations ». Face « aux menaces grandissantes de déplacement de population, de destruction, il faut une action internationale urgente », a déclaré le ministère palestinien des Affaires étrangères, demandant des « mesures concrètes et dissuasives ».
Autour de 200 familles chassées de leur maison
Dans la nuit de vendredi à samedi, entre 150 et 250 familles selon les estimations ont été chassées de leurs maisons à Hébron, plus grande ville du territoire palestinien occupé depuis 1967. Dans le quartier d’Ein Dir Baha, entre deux collines, des immeubles ont été marqués d’une croix, pour signaler qu’ils ont été vidés de leurs habitants, selon des journalistes de l’AFP sur place.
Higazi Shawer al-Tamimi, commerçant de 70 ans, dit avoir été réveillé par l’armée à 1 heure du matin. Comme à ses voisins, on lui a ordonné de partir, lui donnant deux heures pour faire quelques valises, regrouper ses documents importants, et trouver où aller.
Tout ça, « c’est parce que Benyamin Netanyahou veut gagner » les élections grâce au « sang des Palestiniens », peste-t-il. « Mais nous n’irons nulle part ». « Nous allons fournir des solutions d’hébergement et de l’aide à ces gens », assure le maire Youssef al-Jabaabari auprès de l’AFP.
Une stratégie inflexible
À Hébron, seuls circulent les véhicules de l’armée israélienne, présente en force. Sur une maison dans les hauteurs, un drapeau israélien flotte désormais. L’armée israélienne a déclaré procéder à « des recherches précises, ciblées et approfondies » dans le quartier d’où étaient originaires les deux assaillants, tués dans l’attaque.
Benyamin Netanyahou avait…
Auteur: La Croix (avec AFP)
